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| Ce guide
pratique vise à faciliter l'application par les acteurs professionnels
de la chaîne emballage, à compter du 1er janvier 2000, des
dispositions du décret du 20 juillet 1998 en référence
aux futures normes CEN harmonisées. Il a été
élaboré sous l'égide du CONSEIL NATIONAL DE L'EMBALLAGE,
à la demande du CLIFE , de la FCD , de l'ILEC
et d'INTERFILIERES MATERIAUX pour répondre aux nombreuses
questions de leurs sociétés adhérentes. Cette démarche collective permettra aux entreprises des secteurs professionnels concernés de mettre en uvre plus rapidement et plus efficacement les procédures conduisant à la fabrication et l'utilisation d'emballages conformes aux dispositions du décret du 20 juillet 1998 qui transpose dans notre pays la directive européenne 94/62/CE. Au-delà de
la mise en conformité des emballages avec les obligations réglementaires
liées à l'environnement le CONSEIL NATIONAL DE L'EMBALLAGE
prône une approche intégrée de la prévention
des déchets d'emballage. Cette approche d'amélioration continue
développe une conception élargie de la prévention,
non limitée à la réduction à la source, qui
prend en compte le système d'emballage complet (primaire, secondaire,
tertiaire) et met l'accent sur le rôle de chacun |
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| I Principales dispositions du décret n° 98-638 | |||||||||
| 1.1
Niveaux de concentration de métaux lourds présents dans l'emballage
ou dans ses éléments (Art. 4) Limite au 30 juin 1998 : 600 ppm Limite au 30 juin 1999 : 250 ppm Limite au 30 juin 2001 : 100 ppm 1.2 Exigences essentielles (Art. 3) portant sur :
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| II Comment s'assurer de la conformité d'un emballage avec le décret n° 98-638 ? | |||||||||
| 2.1
Métaux lourds : Le fabricant d'emballage ou d'éléments
d'emballage doit obtenir de ses fournisseurs de matières premières
des attestations concernant le respect de la concentration maximum autorisée.
2.2 Exigences essentielles : Dans l'attente de la publication au JOCE des normes CEN (prévision : 2ème semestre 2000), l'administration française propose d'utiliser les projets de normes pour évaluer la conformité des emballages aux exigences essentielles et établir la documentation technique.
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| III Projets de normes | |||||||||
| L'utilisation
des projets de normes est à usage interne, dans l'entreprise, pour
l'application des dispositions du décret n° 98-638 relatives
aux exigences essentielles.
Les projets de normes constituent un référentiel reconnu pour la réalisation de la documentation technique prévue par le décret n° 98-638 selon une procédure interne de contrôle (auto-contrôle du fabricant). Chaque norme comprend sa propre procédure d'évaluation. 3.1 Prévention a) Définitions :
L'utilisateur qui transmet un cahier des charges fonctionnel ou une forme à développer à un fabricant d'emballage n'est pas considéré comme concepteur. b) Méthodologie : La réduction à la source s'apprécie par la mise en évidence de " point(s) critique(s) ". Etablir un " point critique " revient à démontrer qu'une réduction supplémentaire de poids et/ou de volume de l'emballage mettrait en péril une ou plusieurs de ses fonctions. - Dans le cas où le fabricant de l'emballage en est le concepteur, il établit la partie de la documentation technique relative à la prévention par réduction à la source. - Dans le cas où le fabricant de l'emballage n'est pas le concepteur et fabrique selon un cahier des charges descriptif, ce cahier des charges peut représenter pour lui le point critique dès lors qu'il exerce, en tant que professionnel, son devoir de conseil vis-à-vis du concepteur. Il appartient au concepteur (conditionneur ou distributeur dans le cas de MDD) d'utiliser la norme pour démontrer la démarche de prévention. 3.1.2 Substances dangereuses pour l'environnement lors de l'élimination de l'emballage Les substances dangereuses
sont réglementées par la directive 67/548/CEE concernant
le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires
et administratives relatives à la classification, l'emballage et
l'étiquetage des substances dangereuses.
a) Définition " Opération par laquelle un emballage qui a été conçu et créé pour pouvoir accomplir, pendant son cycle de vie, un nombre minimal de trajets ou de rotations est rempli à nouveau ou réutilisé pour un usage identique à celui pour lequel il a été conçu, avec ou sans le recours à des produits auxiliaires présents sur le marché qui permettent le remplissage de l'emballage même ; un tel emballage réutilisé devient un déchet d'emballage lorsqu'il n'est plus utilisé ". Il est, alors, soumis aux mêmes exigences que les autres déchets d'emballage. b) Méthodologie Les exigences concernant les emballages réutilisables sont déterminées par une combinaison des exigences concernant l'emballage lui-même et le système de réutilisation dans lequel il fonctionne.
a) Définitions Recyclage matière : " Retraitement, dans un processus de production, des déchets aux fins de leur fonction initiale ou à d'autres fins, y compris le recyclage organique, mais à l'exclusion de la valorisation énergétique ". Processus de recyclage : " Processus physique et/ou chimique selon lequel les emballages usagés et les rebuts collectés et triés, parfois associés à d'autres matières, sont convertis en matières premières ou en produits secondaires ". b) Méthodologie Pour attester l'aptitude d'un emballage au recyclage matière le fabricant doit s'être " assuré que la conception de l'emballage fait appel à des matériaux ou à des combinaisons de matériaux qui sont compatibles avec les technologies de recyclage connues, pertinentes et disponibles industriellement " Une attestation de la part d'un organisme de filière sera aussi considérée comme une preuve d'aptitude au recyclage matière.
a) Définition : les emballages dits valorisables énergétiquement doivent être combustibles et capables de fournir un gain calorifique. b) Méthodologie La norme distingue les matériaux organiques des matériaux non organiques.
a) Définition de la biodégradabilité ultime : " sous l'action de micro-organismes en présence d'oxygène, décomposition d'un composé chimique organique en dioxyde de carbone, eau et sels minéraux des autres éléments présents (minéralisation) et apparition d'une nouvelle biomasse. En l'absence d'oxygène, décomposition en dioxyde de carbone, méthane, sels minéraux et création d'une nouvelle biomasse ". b) Méthodologie " Afin de pouvoir être désigné valorisable par des méthodes organiques, chaque emballage, matériau d'emballage ou composant d'emballage doit se désintégrer au cours d'un processus biologique de traitement des déchets " (conformément à des critères et des niveaux d'acceptation indiqués dans la norme), " sans provoquer d'effets secondaires visibles sur le procédé ". |
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| IV Contrôle de la conformité des emballages | |||||||||
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4-1 Auto-contrôle par le fabricant d'emballage
Pour diminuer le coût de la constitution de documentations techniques, le fabricant d'emballage peut se référer à la notion de type ou famille d'emballage. Cette possibilité est prévue par le décret et développée dans la note explicative du Secrétariat d' Etat à l'industrie en date du 16 février 1999. Ce regroupement permet l'établissement d'une seule démonstration de conformité pour des emballages conçus et fabriqués de façon identique au regard des exigences essentielles. Il reviendra au fabricant de choisir les critères pertinents de regroupement (par exemple : type de matériau, forme, volume et/ou poids de l'emballage, ) Les mêmes obligations incombent au responsable de la mise sur le marché d'un emballage fabriqué hors de l'Espace économique européen. 4-2 Contrôles par les utilisateurs d'emballages Les utilisateurs désignés ici sont les conditionneurs ou les distributeurs en cas de MDD, selon la nature de leur cahier des charges, ou les importateurs d'emballages pleins, responsables de la mise sur le marché. Le responsable de
la mise sur le marché d'un emballage plein, s'il n'est pas le fabricant
de l'emballage, doit être en mesure
de présenter une
déclaration écrite de la conformité des emballages
utilisés du lieu de conditionnement au lieu de vente au consommateur
final (Art. 11) 4-3 Contrôle par l'administration (Art. 9,10,11) La DGCCRF peut contrôler la conformité des emballages en vérifiant que les auto-contrôles prévus ont été réalisés.
L'utilisateur fondera sa déclaration de conformité sur les déclarations de conformité reçues de ses fournisseurs, ainsi que sur son auto-contrôle du respect de l'exigence de prévention par réduction à la source pour les emballages dont il est le concepteur. Document disponible
sur le site Internet du Conseil National de l'Emballage : http://www.conseil-emballage.com
ou par e-mail : C.N.E@wanadoo.fr Version papier éditée par le CLIFE, 5, rue de Chazelles ; 75017 PARIS. Tel. 01.46.22.09.09 |
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